Ayn Rand, seule théoricienne conséquente de la liberté ?

Une question intéressante, faisant écho à mon article « Les ravages de la désintégration intellectuelle » m’a été posée hier :

Mais ce travail intellectuel de logique – de prémisses à conclusions – concernant la liberté a été fait correctement par combien de personnes dans l’histoire de l’humanité selon Rand ? Je veux dire à part elle-même et ses héritiers objectivistes ?
Du coup, tous ceux qui n’ont pas volé ou massacré leur voisin sans avoir eu connaissance de la philosophie objectiviste l’ont-ils faits pour de mauvaises raisons ? Pour des motifs irrationnels ?

La réponse la plus courte à la première question serait : selon elle, zéro. En effet, si elle estimait qu’il y avait déjà une philosophie intégralement rationnelle, cohérente et logique (qui défend la liberté…ou autre chose : la liberté n’est pas une question isolée, aucune question ne l’est, et la raison et la logique viennent avant la liberté), en d’autres termes, une philosophie qu’elle estimerait être entièrement vraie, l’Objectivisme n’aurait alors aucune raison d’être. Mais ceci nécessite tout de même quelques précisions.

Avant toute chose, j’insiste encore sur ce point : Ayn Rand ne se demande pas en premier lieu : « Comment défendre la liberté ? » il s’agit là encore d’une approche typiquement libertarienne qui part de la liberté comme concept arbitraire et isolé, sans que l’on sache pourquoi. Donc la question à se poser antérieurement serait déjà : « Pourquoi défendre la liberté ? ». L’ordre des questions, c’est la hiérarchie de la connaissance, et celle-ci est capitale. Ce n’est pas un détail, mais un point très important qui ne doit jamais être négligé. Il convient d’ailleurs de préciser que l’Objectivisme n’est pas avant tout une philosophie de la liberté. C’est une philosophie où la liberté a une place importante, mais c’est avant tout une philosophie de la raison.

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Aristote (384-322 av. J.-C.)

Ensuite, Ayn Rand est aristotélicienne. Elle refusait d’être mise au même niveau qu’Aristote, qu’elle considérait comme le plus grand génie de la philosophie. En effet, l’influence d’Aristote sur la philosophie Objectiviste est considérable. Ainsi donc, elle voyait Aristote comme celui qui, en réalité, a établi tous les fondements de la liberté. Certes, il n’était pas arrivé jusqu’à cette conclusion, mais c’eut été de toute manière très difficile à l’époque où il a vécu, car ce sont des événements historiques qui se sont produits bien plus tard (notamment l’apparition et le développement des États-Unis d’Amérique, la révolution industrielle…) qui ont grandement facilité l’identification de certaines vérités dans le domaine politique. Mais on ne peut pas tellement en vouloir à Aristote car sa production intellectuelle représente déjà un accomplissement sans commune mesure.

Si on regarde l’histoire de l’humanité dans son ensemble, depuis 40.000 ans que celle-ci existe, ou même seulement 5000 ans si on commence à partir du début de la civilisation, on peut difficilement dire que dans l’ensemble, elle a souvent connue la liberté. Cette dernière, jusqu’à présent à été l’exception plutôt que la règle. Globalement, la règle générale ayant plutôt été « voler et massacrer son voisin ».

La liberté, entendue comme le respect des droits individuel, et plus spécifiquement le respect du droit à la vie dont tous les autres droits découlent, l’humanité ne la connaît un tant soit peu que depuis la fin du dix-huitième siècle, le point culminant ayant été durant le dix-neuvième siècle. Aujourd’hui encore, l’humanité n’a jamais connue cette liberté de façon complète et cohérente, dans aucun pays.

Ce qui provoqua ce changement à la fin du dix-huitième siècle, c’est la philosophie ; et plus précisément, la philosophie des Lumières, produit de la Renaissance. Cette période, appelée parfois l’Âge de la Raison, correspond à un recul de la foi et un retour de la raison, qui s’est notamment traduit par une redécouverte des philosophes de la Grèce antique, laquelle fut la civilisation la plus rationnelle et la plus libre de l’Antiquité. La Renaissance est, selon Ayn Rand, en partie le fruit de Thomas d’Aquin, qui a ramené Aristote dans la civilisation occidentale et a séparé la foi et la raison. Le reste n’était qu’une question de temps.

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John Locke (1632-1704)

L’un des philosophes des Lumières dont l’influence a le plus contribué au mouvement de liberté apparu à la fin du dix-huitième siècle fut John Locke. C’est lui le premier qui, grâce à l’influence aristotélicienne, théorisa la liberté politique. Il fut l’inspirateur des Pères fondateurs des États-Unis, c’est-à-dire, comme le dit Ayn Rand dans The Virtue of Selfishness, du premier pays dans l’histoire de l’humanité à reconnaître le droit de l’individu à sa propre vie :

Tous les systèmes précédents avaient considéré l’homme comme un moyen sacrificiel pour les fins d’autrui, et la société comme une fin en soi. Les États-Unis considéraient l’homme comme une fin en soi, et la société comme un moyen pour la coexistence pacifique, ordonnée et volontaire des individus. Tous les systèmes précédents avaient considéré que la vie de l’homme appartient à la société, que la société peut disposer de lui à sa guise, et que ses libertés ne sont que des privilèges accordés en vertu d’une autorisation qui peut être révoquée à tout moment par la société. Les États-Unis considéraient que la vie de l’homme est sienne en vertu d’un droit (ce qui signifie : en vertu d’un principe moral et de par sa nature), qu’un droit est la propriété d’un individu, que la société comme telle n’a pas de droits, et que le seul but moral d’un gouvernement est la protection des droits individuels.

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Les Pères Fondateurs des États-Unis

L’influence de John Locke sur notre propre Déclaration française des droits de l’homme de 1789 est également évidente. Elle s’inspire d’ailleurs aussi de ce qui s’était produit aux États-Unis.

Mais que ce soit John Locke, dont l’épistémologie et la métaphysique est désastreuse du point vue Objectiviste, ou les autre philosophes des Lumières, ou encore les défenseurs de la liberté qui ont suivis, aucun n’était, selon l’Objectivisme, cohérent de bout en bout : leurs propres influences, de même que l’influence qu’ils ont exercés, était mixte. Il y avait notamment une dose d’aristotélisme, mais aussi de christianisme, et donc d’éthique altruiste…

TheVirtueOfSelfishness_ombreLe résultat fut le modèle d’une société civilisée que, pour la courte durée de quelques cent cinquante ans, l’Amérique fut près de réaliser. Une société civilisée est celle dans laquelle la force physique est bannie des relations humaines, et dans laquelle le gouvernement, agissant comme un policier, peut utiliser la force seulement par représailles et seulement contre ceux qui l’ont d’abord engagée. C’était la signification et l’intention première de la philosophie politique de l’Amérique, implicite dans le principe des droits individuels. Mais elle ne fut pas formulée explicitement, ni complètement acceptée, ni pratiquée avec cohérence. La contradiction interne de l’Amérique fut l’éthique altruiste-collectiviste. L’altruisme est incompatible avec la liberté, le capitalisme et les droits individuels. On ne peut concilier la poursuite du bonheur et le statut moral d’un animal sacrificiel.

Ce sont ces contradictions, cette absence d’une philosophie entièrement rationnelle de bout en bout — y compris dans le domaine éthique — qui fait que, selon l’Objectivisme, la liberté n’a encore jamais régné de façon conséquente et durable. Ayn Rand disait que le capitalisme, en d’autres termes le régime de la liberté, n’est pas le système du passé mais de l’avenir ; non pas qu’elle croyait à un quelconque déterminisme historique, mais dans le sens où ce système n’a encore jamais été appliqué de façon cohérente.

Tout ceci, bien sûr, est très global et ne concerne que la politique dans son rapport à la philosophie. Voyons maintenant la deuxième partie de la question, qui concerne davantage les actions individuelles :

Du coup, tous ceux qui n’ont pas volé ou massacré leur voisin sans avoir eu connaissance de la philosophie objectiviste l’ont-ils faits pour de mauvaises raisons ? Pour des motifs irrationnels.

La façon dont la question est formulée est intéressante. C’est sans doute innocent, mais sans doute révélateur. Mon interlocuteur écrit : « l’ont fait » pour parler…d’une absence d’action. À savoir ne pas voler, massacrer, déclencher la force physique. On demande, en somme, non pas d’expliquer ce que ces gens ont fait, mais en réalité ce qu’ils n’ont pas fait.

Or il s’agit aussi d’un point important de la philosophie Objectiviste : toujours se focaliser sur ce qui existe et non sur ce qui n’existe pas. On n’a pas, et on ne peut pas, expliquer une inexistance, une négation, une absence. On ne peut guère qu’expliquer une chose positive, un fait existant, ou dans le cas présent une action positive. Donc la question à se poser et à laquelle on peut vraiment répondre est plutôt : « Pourquoi ceux qui ont volés, massacrés, déclenchés la force physique, l’ont fait ? » et « Pourquoi était-ce immoral ? ».

J’ai bien conscience, naturellement, que parmi ceux qui ne l’ont pas fait, certains ont sans doute été tentés de le faire et se sont « retenus ». Ceci peut être dû, soit à un contrôle de l’usage de la force par des autorités d’essence par ailleurs dictatoriales, et donc à la crainte qui en résulte ; soit effectivement à des motifs irrationnels comme la peur de l’enfer par exemple, ou autre punition surnaturelle ; soit, tout simplement, à des motifs qu’ils n’avaient pas clairement, distinctement, complètement identifiés, et/ou dont ils n’avaient pas nécessairement formulés ou identifiés toutes les implications. On peut très bien considérer que l’on doit respecter la vie d’autrui, sans pour autant avoir une idée claire et exhaustive de tout ce que cela signifie et implique. Et c’est bien ce qui pose problème : dès lors que toutes les implications ne sont pas clairement identifiées et/ou que l’on mélange le respect du droit d’autrui avec d’autres idées fausses et contradictoires, ou bien encore que l’on s’abstient d’agresser autrui pour des raisons irrationnelles, le ver est dans le fruit.

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Ayn Rand (1905-1982)

Par conséquent, oui, en un sens Ayn Rand se considère, et les Objectivistes la considèrent, comme la première théoricienne philosophique totalement conséquente de la liberté (et du reste), ou au moins la plus conséquente à ce jour. Ceci n’est d’ailleurs nullement un phénomène spécifique à Ayn Rand : Toute philosophie, toute école philosophique estime, à tort ou à raison, que sa philosophie est la bonne et que les autres se sont plus ou moins trompés quelque part, sans quoi celui qui l’a théorisé ou adopté ne l’aurait évidemment pas théorisé ou adopté.

Maintenant, à chacun de se faire son propre jugement en examinant honnêtement la philosophie Objectiviste pour voir si elle est vraie ou fausse, et surtout : Pourquoi ?

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Auteur : ObjectivismeFR

Auteur du blog "De l'Objectivisme".

2 réflexions sur « Ayn Rand, seule théoricienne conséquente de la liberté ? »

  1. Tu écris que :

    Ayn Rand est aristotélicienne

    Je connais au moins deux thomistes que cette affirmation feraient grimacer ^^

    Au sens strict, un aristotélicien est un défenseur de la doctrine d’Aristote, appartenant à une école philosophique, etc. Il n’en existe plus depuis l’antiquité. Pour toutes les philosophies postérieures qui sont ou se revendiquent fortement marquées par l’aristotélisme, il vaudrait mieux parler de néo-aristotéliciens. Ce qui englobe le thomisme et ses « mises à jour » (néo-thomisme, thomisme analytique), l’objectivisme, les éthiques de la vertu (encore que ça recoupe souvent le thomisme), mais aussi le marxisme ou la philosophie de Jaurès (« Il y a chez Jaurès […] une dette philosophique contractée à l’égard d’Aristote. » -Frédéric Ménager-Aranyi, Jaurès philosophe et la métaphysique du socialisme, Slate.fr, 30.10.2014).

    J’ai lu For the New Intellectual et si les jugements de Rand sur l’histoire de la philosophie sont intéressants, je ne trouve pas sa chronologie convaincante. Par exemple le lien entre la formation de la philosophie de Thomas d’Aquin et la Renaissance m’apparaît extrêmement tenu, pour 3 raisons : 1) : il y a un écart temporel entre les deux périodes ; 2) : la redécouverte d’Aristote commence avant Thomas d’Aquin qui christianise l’aristotélisme (ce qui ne correspond guère à un début de séparation entre foi et raison, « la philosophie servante de la théologie », etc.) et 3) : elle ne définit pas spécialement l’humanisme caractéristique de la Renaissance, la Renaissance c’est aussi la redécouverte de Platon et le platonisme italien, et surtout l’étude d’auteurs non philosophes (les historiens et hommes de lettres romains, etc.).

    Dans le même ordre d’idée, For the New Intellectual est complètement hostile à Descartes, sans voir que la démarche philosophique de Descartes (indépendamment de ses conclusions) est révolutionnaire (il a failli se faire excommunier) et rompt avec l’approche scolastique qui constitue à essayer de retrouver une vérité originelle à partir de la trinité : l’Évangile + Platon + Aristote. La Renaissance marque la fin du Moyen-âge, mais la modernité philosophique ne commence qu’avec Bacon et Descartes (dont l’anti-traditionnalisme prépare aussi les Révolutions Atlantiques de la fin du 18ème). Rand ne semble pas en tenir compte, ce qui est paradoxal lorsqu’on se revendique de l’âge des Lumières.

    « René Descartes est de fait le véritable initiateur de la philosophie moderne, en tant qu’il a pris le penser pour principe. Le penser pour lui-même est ici distinct de la théologie philosophante, qu’il met de côté ; c’est un nouveau sol. On ne saurait se représenter dans toute son ampleur l’influence que cet homme a exercée sur son époque et sur les temps modernes. Il est ainsi un héros qui a repris les choses entièrement par le commencement, et a constitué à nouveau le sol de la philosophie, sur lequel elle est enfin retournée après que mille années se soient écoulées. » -Georg Wilhelm Friedrich Hegel, Leçons sur l’histoire de la philosophie, Volume 6, p.1384.

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    1. Je connais au moins deux thomistes que cette affirmation feraient grimacer.

      C’est sans importance. Certaines interprétations qui étaient faites d’Aristote faisaient grimacer Ayn Rand.

      Au sens strict, un aristotélicien est un défenseur de la doctrine d’Aristote, appartenant à une école philosophique, etc.

      Ayn Rand est un défenseur de la doctrine d’Aristote. Ca ne veut pas dire qu’elle est d’accord en tout point avec lui. Ca veut dire qu’elle reprend essentiellement à son compte tout ce qui est fondamental chez lui et en fait la base de sa philosophie. Aucun rapport avec le marxisme. C’est une chose d’être marqué et de reprendre certaines idées ici et là, c’en est une autre d’avoir la même base fondamentale. Toujours avoir en tête la structure hiérarchique de la connaissance quand on parle d’Objectivisme.

      Par exemple le lien entre la formation de la philosophie de Thomas d’Aquin et la Renaissance m’apparaît extrêmement tenu, pour 3 raisons : 1) : il y a un écart temporel entre les deux périodes

      Il y a toujours un écart temporel. On efface pas plusieurs siècles de Christianisme comme ça. Mais c’est Thomas d’Aquin qui a remis l’approche aristotélicienne sur le devant de la scène, et ensuite Thomas d’Aquin (donc Aristote avec lui) a eu une influence considérable qui a fait qu’on est petit à petit passé des âges sombres à la Renaissance.

      2) : la redécouverte d’Aristote commence avant Thomas d’Aquin

      Mais c’est clairement lui qui l’a popularisé le plus et remis sur le devant de la scène.

      …qui christianise l’aristotélisme (ce qui ne correspond guère à un début de séparation entre foi et raison, « la philosophie servante de la théologie », etc.)

      Dire qu’il « christianise Aristote » est vrai, mais lui reprocher c’est décontextualiser. À cette époque, tous les intellectuels étaient et devaient être des théologiens chrétiens. Donc lorsqu’il ramène Aristote, évidemment, il essaie de le rendre compatible avec la doctrine chrétienne, il n’a pas le choix. Mais par ailleurs, il insiste sur l’indépendance de la raison sur la foi, c’est l’un des points fondamentaux de la philosophie de Thomas d’Aquin. Cette rupture est considérable par rapport au l’augustinisme (donc au platonisme) qui précédait.

      3) : elle ne définit pas spécialement l’humanisme caractéristique de la Renaissance, la Renaissance c’est aussi la redécouverte de Platon et le platonisme italien, et surtout l’étude d’auteurs non philosophes (les historiens et hommes de lettres romains, etc.).

      Et alors ?

      Dans le même ordre d’idée, For the New Intellectual est complètement hostile à Descartes, sans voir que la démarche philosophique de Descartes (indépendamment de ses conclusions) est révolutionnaire (il a failli se faire excommunier) et rompt avec l’approche scolastique qui constitue à essayer de retrouver une vérité originelle à partir de la trinité : l’Évangile + Platon + Aristote. La Renaissance marque la fin du Moyen-âge, mais la modernité philosophique ne commence qu’avec Bacon et Descartes (dont l’anti-traditionnalisme prépare aussi les Révolutions Atlantiques de la fin du 18ème). Rand ne semble pas en tenir compte, ce qui est paradoxal lorsqu’on se revendique de l’âge des Lumières.

      Le fait pour Descartes d’avoir été « révolutionnaire » par rapport à la tradition scolastiques n’a strictement aucune importance du point de vue Objectiviste et ne légitime absolument rien. Ce qui compte ce n’est pas ce à quoi il s’oppose, mais ce qu’il défend : L’opposition au mysticisme de Descartes n’a été que pour mettre en place les bases de ce qu’Ayn Rand appelle le néo-mysticisme. L’Objectivisme est en opposition radicale avec la philosophie Descartes dont elle estime l’approche désastreuse et qu’elle le considère en partie responsable du gouffre entre science et philosophie, sans oublier qu’il est le père du rationalisme, du scepticisme et de l’idéalisme moderne (Bref, que des ennemis de l’Objectivisme). Je ferais probablement un article sur le sujet, c’est prévu. [C’est fait !]

      Par ailleurs je te conseille vivement de regarder le cours d’Histoire de la philosophie sur le site du Ayn Rand Institute, qui répond à l’ensemble de ton message, car on voit que tu ne comprends pas du tout la vision d’Ayn Rand ou de l’Objectivisme sur l’Histoire de la philosophie.

      De façon générale, l’Objectivisme ne prend pas en compte les arguments d’autorité et se focalise sur l’usage de la raison. Tu es encore beaucoup trop sensible aux arguments d’autorité. (La citation de Hegel, entre autres exemple, est sans intérêt quant aux rapports entre Descartes et l’Objectivisme.) Tu as aussi le défaut qu’ont la plupart des libertariens, c’est de mettre toutes les idées au même niveau et de ne pas voir la hiérarchie, de ne pas distinguer ce qui est de l’ordre du fondamental, de l’essence d’une pensée, et ce qui est de l’ordre des conclusions dérivées, d’importance secondaire.

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