
J’ai souligné à maintes reprises en ces lieux le fait que toutes les idées, dans la philosophie Objectiviste, étaient interconnectées, car il s’agit d’un système intégré. C’est un point sur lequel on ne saurait trop insister. Ainsi l’éthique Objectiviste a t-elle logiquement une racine dans la métaphysique et l’épistémologie Objectiviste. On peut démontrer, pour n’importe laquelle des sept vertus de cette philosophie, en quoi celle-ci dépend nécessairement des branches fondamentales de cette même philosophie. C’est ce que nous allons faire ici, et j’ai choisi pour exemple la vertu d’indépendance.
L’indépendance n’est évidemment pas une vertu louée exclusivement par l’Objectivisme. D’autres philosophies (pas toutes cependant, loin s’en faut) ont fait l’éloge de l’indépendance — d’esprit ou matérielle — bien avant Ayn Rand. Mais comme je l’ai dit à d’autres occasions, le caractère unique et inédit de la philosophie Objectiviste ne vient pas seulement du contenu en tant que tel mais de la manière dont les idées sont intégrées. Voyons justement un cas pratique, et demandez-vous si les autres philosophies qui ont fait l’éloge de l’indépendance, l’ont validé métaphysiquement et épistémologiquement de la même manière. (Demandez-vous quels étaient les fondements ultimes de leur défense de l’indépendance, s’il y en avait une.)
Continuer à lire … « Les racines métaphysiques et épistémologiques de la vertu d’indépendance »
Le sujet traité aujourd’hui sera l’élément crucial sur lequel, je le crois, tient en grande partie le succès du déterminisme philosophique. Ce qui fait que beaucoup de gens qui réfléchissent à cette question ont un problème avec le libre-arbitre.
Cette remarquable déclaration est attribuée à un théologien avec lequel je suis en désaccord sur tous les points fondamentaux : Reinhold Niebuhr. Néanmoins — si l’on met de côté la forme de la prière, c’est-à-dire l’implication selon laquelle nos états psycho-émotionnels sont un don de Dieu — cette déclaration est profondément vraie, en tant que synthèse et directive : elle indique l’attitude mentale qu’un homme rationnel doit chercher à atteindre. La déclaration est belle dans son éloquente simplicité ; mais parvenir à atteindre une telle attitude implique les plus profonds enjeux métaphysiques et moraux de la philosophie.
Les axiomes sont généralement considérés comme des propositions identifiant une vérité fondamentale et évidente par elle-même. Mais les propositions explicites en tant que telles ne sont pas des primats : elles sont faites de concepts. La base de la connaissance humaine — de tous les autres concepts, tous les axiomes, propositions et pensées — est faite de concepts axiomatiques.

