De l’être au devrait être

Mon interview sur les relations entre Objectivisme et libertarianisme a suscité, sans surprise, quelques réactions de la part de certains libertariens qui trouvaient les critiques Objectivistes « infondées », tout en les confirmant parfois ingénument par la même occasion, et en profiter pour ressasser les reproches habituels envers l’Objectivisme.

L’un d’eux m’a envoyé ce texte de Patrick O’Neil du Mises Institute que je ne connaissais pas, mais qui est en fait une critique assez classique de l’Objectivisme, à savoir l’idée qu’il ne peut y avoir de morale objective, car depuis Hume il serait impossible de passer des faits aux valeurs, de passer de l’être au devrait être. Ainsi, toute valeur serait nécessairement subjective.

Ce petit essai est divisé en deux parties, la première étant intitulée : « L’essence subjective de l’Objectivisme » ; et la seconde « Les défenseurs jusnaturalistes d’Ayn Rand » qui s’adresse plus spécifiquement à l’argumentation de Douglas Den Uyl et Douglas Rasmussen. Dans le présent article, je répondrais exclusivement à la première partie. Je m’occuperais éventuellement de la seconde à une autre occasion.

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