Ce qui suit est la transcription, traduite par mes soins, de la première d’une série d’émissions radio que donna Ayn Rand pour l’université de Columbia à partir de 1962. Dans cette première émission elle introduit brièvement quelques principes de la philosophie Objectiviste et clarifie certaines confusions.
Bonsoir Mesdames et Messieurs,

Lorsqu’on me demande d’intervenir publiquement, la première requête que j’entends est la suivante : « Pourriez-vous nous dire brièvement ce qu’est l’Objectivisme ? ». Je commencerai donc cette série d’émissions en répondant à cette question.
J’ai écrit ma réponse la plus courte dans ma première chronique du Los Angeles Times de juin 1962. J’ai commencé à écrire une chronique hebdomadaire cet été et elle va désormais être relayée au niveau national. Le rédacteur en chef m’a demandé de commencer par faire un bref résumé de ma philosophie, pour servir de base ou cadre de référence de mes chroniques futures. J’ai été aussi brève que possible. J’ai fourni un résumé, mais également son rapport avec le monde moderne. La meilleure manière de vous introduire à l’Objectivisme est de citer cette chronique. Voici ce que j’ai écrit :
Lors d’une conférence de vente à la Random House, avant la publication de Atlas Shrugged, un des libraires me demanda si je pouvais présenter l’essence de ma philosophie en me tenant sur un pied. Je me suis exécutée. De la manière suivante :
▶ Métaphysique : Réalité objective
▶ Épistémologie : Raison
▶ Éthique : Intérêt personnel
▶ Politique : Capitalisme
Traduit en langage simple, on pourrait le lire ainsi :
▶ « La nature, pour être commandée, doit être obéie. » ou « Ne prenez pas vos désirs pour des réalités ».
▶ « On ne peut à la fois avoir le gâteau et le manger. »
▶ « L’homme est une fin en soi. »
▶ « La liberté ou la mort. »
Si vous soutenez ces conceptions avec une cohérence intégrale, comme base de vos convictions, vous aurez un système philosophique complet pour vous guider dans la vie. Mais les soutenir avec une cohérence intégrale — les comprendre, les définir, les prouver et les appliquer — nécessite des volumes entiers de pensée. C’est pourquoi on ne peut discuter philosophie en se tenant sur un pied, ni même sur deux si l’on a un pied de chaque côté de la clôture, ce qui est la position philosophique actuellement prédominante, surtout en politique.
En l’espace d’une chronique, je ne peux donner que le plus bref résumé de ma philosophie en tant que cadre de référence de mes futures chroniques.
Ma philosophie, l’Objectivisme, soutient que :
▶ La réalité existe en tant qu’absolu objectif — les faits sont les faits, indépendants des sentiments, désirs, espoirs ou craintes de l’homme.
▶ La raison (la faculté qui identifie et intègre le matériau sensoriel de l’homme) est le seul moyen pour l’homme de percevoir la réalité, sa seule source de connaissance, son seul guide d’action, et son moyen fondamental de survie.
▶ L’homme — tout homme — est une fin en soi, et non le moyen d’atteindre les fins d’autrui. Il doit exister pour lui-même, sans se sacrifier pour autrui ni sacrifier autrui pour lui. La recherche de son propre intérêt rationnel et de son propre bonheur est le but moral le plus élevé de sa vie.
▶ Le système politico-économique idéal est le capitalisme de laissez faire. C’est un système où les hommes interagissent, non en tant que victimes et bourreaux, ni en tant que maîtres et esclaves, mais en tant qu’hommes qui pratiquent l’échange libre et volontaire au bénéfice mutuel. C’est un système où nul ne peut obtenir une valeur d’autrui en ayant recours à la force physique, et où nul ne peut déclencher l’usage de la force physique contre autrui. L’État agit uniquement en tant que policier protecteur des droits de l’homme ; il fait usage de la force physique uniquement en représailles et uniquement contre ceux qui en ont pris l’initiative, tels les criminels ou les envahisseurs étrangers. Dans un système capitaliste intégral, il devrait y avoir (mais historiquement, il n’y a pas encore eu) une totale séparation de l’économie et l’État, de la même manière et pour les mêmes raisons qu’il y eut la séparation de l’Église et de l’État.
Le capitalisme est le système né aux États-Unis. Son succès, ses progrès et ses accomplissement sont sans précédent dans l’histoire de l’humanité. La philosophie politique américaine était fondée sur le droit de l’homme à sa propre vie, à sa propre liberté, à la recherche de son propre bonheur, ce qui veut dire : sur le droit de l’homme à exister pour lui-même. C’était le code moral implicite de l’Amérique, mais il n’était pas formulé explicitement. C’était la faille dans son armure intellectuelle, qui est en train de la détruire. L’Amérique et le capitalisme se meurent d’un manque de fondement moral.
Le destructeur est la morale altruiste.
L’altruisme soutient que l’homme n’a nullement le droit d’exister pour lui-même, que servir autrui est la seule justification morale de son existence, et que se sacrifier est son plus haut devoir moral. L’expression politique de l’altruisme est le collectivisme ou l’étatisme, qui considère la vie et l’ouvrage d’un être humain comme appartenant à l’État — à la société, au groupe, au clan, à la race, à la nation — et qui considère que l’État peut disposer de lui comme il l’entend au nom de tout ce qu’il juge être bon pour sa tribu, son collectif.
« Depuis le début, l’Amérique est déchirée par la contradiction entre son système politique et la morale altruiste. Capitalisme et altruisme sont incompatibles ; ils ne peuvent coexister dans un même homme ou dans une même société. Ce conflit a atteint aujourd’hui son point culminant ; le choix est clair : soit une nouvelle morale de l’intérêt personnel rationnel, avec ses conséquences de liberté, de justice, de progrès et de bonheur humain sur terre — soit la morale primitive de l’altruisme, avec ses conséquences d’esclavage, de force brute, de terreur stagnante et de fours sacrificiels. » [For the New Intellectual]
Vous pouvez voir les résultats pratiques de l’altruisme et de l’étatisme tout autour de nous dans le monde d’aujourd’hui — les camps de travaux forcés en Russie soviétique, où vingt et un millions de prisonniers politiques travaillent à la construction de projets d’État et meurent de malnutrition planifiée, la vie humaine valant moins que la nourriture — les chambres à gaz et le massacre de masse de l’Allemagne nazie — la terreur et la famine de la Chine rouge — l’hystérie de Cuba où l’État met des hommes en vente — le mur de Berlin-Est, où des êtres humains sautent des toits ou rampent dans les égouts pour s’échapper, tandis que les gardes tirent sur des enfants en fuite.
Regardez ces atrocités, et demandez-vous si tout cela serait possible si les hommes n’avaient pas accepté l’idée que l’être humain soit une bête sacrificielle fait pour être immolé au nom du « bien commun ». Lisez les discours des dirigeants politiques de ces pays et demandez-vous quels arguments leur resteraient-ils si le mot « sacrifice » n’était pas considéré comme un idéal moral, mais comme le mal anti-humain qu’il est.
Écoutez ensuite les discours de notre administration actuelle et posez-vous la même question.
Je voudrais à présent ajouter quelques commentaires supplémentaires.
Vous êtes bien sûr conscient du fait que l’on ne peut présenter une philosophie en l’espace d’un article ou d’une émission. Le but d’un résumé n’est pas de vous convertir, mais simplement de vous donner une idée des réponses Objectivistes à certaines questions fondamentales. Il ne tient qu’à vous de décider ensuite si vous souhaitez l’étudier plus en profondeur et l’accepter ou la rejeter ou l’esquiver.

Cette émission ne sera pas un cours sur l’Objectivisme, ni une présentation exhaustive, mais une succession de discussions sur divers aspects, questions et problèmes de la culture actuelle, d’un point de vue Objectiviste. J’indiquerais seulement mes principes fondamentaux en tant que cadre de référence. Si vous souhaitez connaître les raisons, preuves, validation, si vous souhaitez connaître toute l’argumentation en faveur de l’Objectivisme, ou du moins l’essentiel, je vous renvoie à mes œuvres publiées, en particulier Atlas Shrugged et For the New Intellectual. [N.d.t. : à l’époque, la plupart des essais d’Ayn Rand n’étaient pas encore sortis.] Dans cette émission, je parlerai en tant que commentatrice, non en tant que professeur. Je ne répéterais donc pas ce qui est disponible en version papier.
Je souhaite toutefois vous redire ce que j’ai écrit sur le sujet dans ma chronique d’août.
J’ai reçu un nombre croissant de lettres me posant de nombreuses questions au sujet de l’Objectivisme. Plus de questions que je ne puis répondre par courrier. J’indiquerais donc où l’on peut obtenir les réponses.
Je m’adresse à ceux qui s’intéressent réellement aux idées et qui ont donc un authentique désir de comprendre l’Objectivisme. Ceux qui font des efforts pour ne pas me comprendre ne m’intéressent nullement.
Veuillez prendre ce qui suit comme une annonce officielle. Les seules authentiques sources d’informations sur l’Objectivisme sont : mes propres travaux et The Objectivist Newsletter, une revue mensuelle traitant de l’application de l’Objectivisme aux problèmes culturels et politiques actuels.
L’annonce qui précède est nécessaire parce que la plupart des commentaires que j’ai lu sur l’Objectivisme sont faits de fausses représentations et de calomnies. Certaines de ces fausses représentations peuvent être involontaires, certaines personnes ayant du mal à saisir de nouvelles idées, et plus encore à les résumer correctement. Mais la plupart des fausses représentations sont délibérées, car tenter de prêter à un écrivain l’exact contraire de ses idées peut difficilement être attribué à une erreur innocente. Il y a beaucoup de tentatives de ce genre. Ceux qui leur accordent du crédit les méritent.
Un conseil utile si vous souhaitez comprendre l’Objectivisme : rappelez vous que les prémisses fondamentales dont je parle ne sont pas celles que la plupart des gens prennent, sans esprit critique, pour acquises. Ce sont précisément les prémisses fondamentales de la culture actuelle que je remet en cause. Par conséquent, ne sautez pas directement aux conclusions et n’assimilez pas mes vues à celles de quelqu’un d’autre, en supposant automatiquement que vous les avez déjà entendues avant. Vous ne les avez pas entendues avant. N’assimilez pas, par exemple, mes vues à celles de Nietzsche ou d’Herbert Spencer ou du sénateur Goldwater. Elles ne sont pas les leurs et vice versa. Donc, que vous choisissiez d’être d’accord ou en désaccord avec moi, ne construisez pas une femme de paille. C’est un procédé futile, qui ne trompe personne, sauf celui qui s’y essaye.
Si vous souhaitez être en désaccord avec moi, vous devez commencer par identifier mes prémisses fondamentales, et les réfuter ensuite — si vous le pouvez. C’est sur ces questions que vous devez m’affronter. Aucun de mes adversaires ne l’a fait jusqu’à présent et, j’ose le dire, jamais aucun ne le fera. Je dis cela parce que toute l’argumentation de l’axe mystique-altruiste-collectiviste repose sur l’esquive des questions fondamentales, sur le fait de ne jamais identifier leurs propres fondements.
L’Objectivisme soutient que :
- Les hommes doivent être guidés exclusivement par la raison.
- L’homme a le droit d’exister pour lui-même.
- Nul n’a le droit de prendre l’initiative de l’usage de la force physique contre autrui.
Pour réfuter cela, il vous faudra admettre et soutenir que :
- L’homme devrait être irrationnel.
- L’homme est une bête sacrificielle.
- Vous cherchez à imposer vos propres idées ou votre volonté à autrui par la force physique.
C’est ce que vous allez devoir admettre, et devoir ensuite tenter de prouver que vous en avez le droit.
On voit ces trois prémisses dominer notre culture et être pratiquées partout dans le monde aujourd’hui, mais on n’entend personne les admettre ouvertement. Au lieu de cela, on entend des choses comme :
- La rationalité consiste à reconnaître que la raison est impuissante. Ou : L’intellectuel est celui qui nie l’existence de l’intellect.
- Asservir les hommes, c’est agir pour leur propre bien. Ou : Massacrer des hommes par millions est une preuve d’amour pour l’humanité.
- La liberté consiste à obéir aux décrets de l’État. Ou : Obliger les hommes par la force physique et la violence à obéir constitue une défense de la liberté et donne droit d’être appelé « progressiste ».
Mesdames et Messieurs, je pourrais presque faire reposer toute l’argumentation en faveur de l’Objectivisme sur ce genre de déclarations de mes adversaire. Le fait qu’ils trouvent nécessaire de pratiquer ainsi l’esquive est l’une des preuves les plus claires et les moins attrayantes du fait que la vérité est du côté de l’Objectivisme.
Permettez-moi de développer mes points principaux pour dissiper toute confusion honnête.
1
Prenez mon énoncé selon lequel les hommes doivent être guidés exclusivement par la raison. Lorsqu’on entend des gens demander, ou s’opposer à cet énoncé en disant quelque chose de l’ordre de : « La nature humaine n’est-elle pas également émotionnelle ? » ou « Qu’en est-il des émotions ? » ou « Si vous dites que l’homme doit être guidé exclusivement par la raison, cela signifie que l’homme ne doit rien ressentir, n’être qu’un esprit sans cœur. » etc., lorsque vous entendez des déclarations de ce genre, je vous demanderais de vous rappeler, d’identifier, et de conserver fermement à l’esprit, un fait seulement : Que signifie être guidé par autre chose que la raison ? La raison étant pour l’homme la faculté d’acquérir des connaissances, la faculté par laquelle il perçoit la réalité, être guidé par quelque chose d’autre veut simplement dire agir contre la réalité. Agir en contradiction avec les faits de la réalité. Nul ne prétend que cela soit possible ou désirable, sauf un mystique pur et dur, et même lui rechigne à l’admettre trop souvent.
L’homme a bien sûr une nature émotionnelle, mais les émotions ne sont pas des outils cognitifs. Ce n’est pas avec ses émotions que l’on perçoit la réalité, et les émotions ne sont pas un guide d’action. Le fait de désirer, craindre, espérer ne changera pas les faits. Suivre aveuglément ses émotions signifie seulement agir contre la réalité et entreprendre ce qui ne peut réussir ni ne peut être moralement ou intellectuellement justifié.
À proprement parler, vos émotions viennent de vos prémisses, conscientes ou subconscientes. Vos émotions et votre raison ne sont pas nécessairement — et par nature ne sont pas — antagonistes. Seule la morale mystique-altruiste les ont conçus ainsi. C’est uniquement la dichotomie artificielle opposant le cœur à l’esprit, ou supposant que les émotions sont des faits premiers irréductibles, innées et inexplicables à l’intérieur de votre conscience, des faits premiers que vous ne pourriez ni choisir ni altérer, c’est uniquement cette théorie qui a fait des émotions votre ennemi.

Pour un être rationnel, c’est-à-dire un homme guidé par une philosophie rationnelle, il n’y a pas de conflit entre raison et émotion. Mais c’est la raison qui lui sert de guide et en cas de conflit, il suit sa raison. Son esprit, et non son cœur. Suivre le jugement de son esprit veut simplement dire agir conformément à votre connaissance et votre compréhension des faits de la réalité.
Par conséquent, lorsque quelqu’un défend l’idée que l’homme doit être guidé exclusivement par la raison, cela ne veut nullement dire que l’homme ne peut pas ressentir. Cela veut seulement dire que les sentiments ne sont pas des outils cognitifs, et que nul n’a le droit — le droit moral — de prétendre qu’il choisit d’agir contre la réalité. Il peut le prétendre, mais aucun homme rationnel ne devrait jamais accorder de sérieuse considération à une prétention de ce genre. Voilà ce que veut dire être guidé exclusivement par la raison.
2
Lorsque les Objectivistes disent que l’homme est une fin en soi et que l’altruisme est immoral, il est très important ici de ne pas embrouiller la question par le « package » intellectuel que les altruistes prêchent et favorisent consciemment. L’erreur que font beaucoup de gens est de croire qu’ »altruisme » signifie gentillesse, bienveillance, bonne volonté ou respect des droits d’autrui. L’altruisme signifie en fait exactement le contraire. La plupart des gens ne font pas suffisamment attention à la doctrine du sacrifice ou du sacrifice de soi. S’ils acceptent cette conception d’une façon indéfinie, floue et approximative, ils pensent simplement accepter l’idée de sacrifice en tant que moyen temporaire pour un objectif meilleur ou désirable. Mais ce n’est pas ce que signifie la doctrine du sacrifice.
Tout d’abord, « sacrifice » signifie abandon d’une valeur supérieure pour une valeur inférieure, ou, abandon d’une valeur pour une non-valeur. Cela signifie abandonner ce qui a de la valeur pour vous, ce qui est important pour vous, ce qui favorise votre bonheur. Cela signifie que l’homme n’a pas le droit d’être heureux et qu’il doit se traiter lui-même, et traiter autrui, comme des animaux sacrificiels. Dire que le sacrifice est un devoir moral revient à dire que l’homme n’a pas le droit d’exister. Si vous voulez soutenir cela, essayez. Essayez de voir si vous pouvez construire une quelconque argumentation en faveur de cette conception de l’homme et de la morale.

Bien sûr, vous n’essayerez pas, et la seule raison pour laquelle l’altruisme a duré aussi longtemps, est le fait que ses défenseurs n’identifient pas ce point et font tout pour empêcher cette identification. Mais l’esquive n’altère pas les faits. Lorsque vous prêchez le sacrifice, cela signifie que vous traitez l’homme tel une bête sacrificielle et c’est cela le sens de l’altruisme. Ce n’est guère une doctrine de bienveillance ou d’amour de l’homme.
Lorsqu’on dit que l’homme est une fin en soi, cela ne veut nullement dire qu’il doit sacrifier quelqu’un à lui-même. Puisqu’elle s’applique à tous les hommes, si l’on suit cette prémisse, on se rendra compte qu’aucun sacrifice n’est nécessaire à une existence et une survie humaine digne de ce nom. Les intérêts rationnels ne sont pas en conflit. Dans une bonne société, autrement dit le capitalisme de laissez faire, personne n’est sacrifiée pour qui que ce soit.
3
Lorsque nous disons que l’homme n’a pas le droit de prendre l’initiative de la force physique contre autrui, songez à la nature de l’État. Pour comprendre complètement ce point — qui est lui aussi totalement esquivé par tous les étatistes et collectivistes modernes — gardez à l’esprit qu’un État, de par sa nature, quel que soit le système politique, détient un monopole sur l’usage de la force physique. Les citoyens privés ne peuvent avoir recours à la force physique. S’ils y ont recours, ce sont des criminels et ils sont punis. Seul l’État peut employer la force physique, et par conséquent, toute les lois adoptées par un État sont un usage légalisé de la force.
On peut formuler, et cela fut fait, tous les arguments qui expliquent pourquoi l’homme a droit à la légitime défense et pourquoi il est légitime que l’État emploie la force en représailles, selon le principe de légitime défense. En revanche, jamais personne ne justifia, et jamais ne justifiera, l’idée selon laquelle l’État aurait le droit de déclencher la force contre des hommes qui n’ont forcés personne, et selon laquelle celui ou ceux qui dirigent l’État auraient le droit d’imposer leur volonté par la force aux autres hommes.
En conclusion, si vous souhaitez écrire et poser des questions, j’essayerais de répondre à celles qui ont un intérêt général. Mais je ne puis répondre par courrier. Il y a maintes questions légitimes que pourriez poser et je serais ravie d’y répondre. Mais je ne répondrais pas à celles dont la réponse se trouve clairement et explicitement dans mes œuvres publiées.
Je vais vous dire bonne soirée, et plutôt que de vous souhaiter bonne chance, je vous souhaiterais :
Bonne prémisses !
3 réflexions sur « Introduction à l’Objectivisme »