
Un nouveau livre en français sur Ayn Rand est paru récemment. L’égoïsme comme héroïsme, de Mathilde Berger-Perrin, édité chez Le bien commun.
Page 98, paraphrasant une idée d’Ayn Rand, Mathilde Berger-Perrin écrit :
Les hommes qui fonderaient leur convictions dans des discours prémâchés sans remise en question s’exposent à l’aliénation. Leur identité se construit sur la base de croyances partagées et non d’une évaluation propre. Ils sont coupés de la réalité parce qu’ils tentent de la comprendre de “seconde main”.
Cet extrait résume bien, hélas, le rapport de Mathilde Berger-Perrin à Ayn Rand.
Le représentation d’Ayn Rand et de sa pensée que cherche à dépeindre ce livre est en fait une reprise de la même représentation que l’on retrouve dans d’autres livres et articles de presse. Mathilde Berger-Perrin reprend presque tous les clichés et caricatures habituelles : on y retrouve les mêmes rumeurs prises pour argent comptant, les mêmes erreurs (et de nouvelles), la même absence de vérification, la même focalisation sur toujours les mêmes choses (avec de nouvelles déformations ajoutées aux déformations existantes) et la même incompréhension et méconnaissance de sa philosophie. Cette image d’Épinal est reprise sans le moindre doute ou esprit critique, dans le sens où à aucun moment du livre, elle ne se confronte — pas même pour en faire la critique — au moindre argument ou point de vue contraire, sur des points qui ont pourtant parfois été réfutés. Elle se contente de répéter ce que des critiques ont dit.
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Il y a vingt-cinq ans, Michael S. Berliner publiait pour la première fois la correspondance d’Ayn Rand aux éditions Penguin, sous le titre Letters of Ayn Rand (à ne pas confondre avec 


Dans cette éclipse on entendit le docteur qui disait :
Des quantités industrielles de mythes, de rumeurs, d’erreurs et de fausses représentations de type « homme de paille » sont véhiculées autour d’
Le sujet traité aujourd’hui sera l’élément crucial sur lequel, je le crois, tient en grande partie le succès du déterminisme philosophique. Ce qui fait que beaucoup de gens qui réfléchissent à cette question ont un problème avec le libre-arbitre.